05 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

Extrême Urgence – Michael Crichton

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Préface : « J’ai donc, rétrospectivement, une tendresse toute particulière pour ce petit livre, malgré ses défauts évidents. Extrême Urgence est l’oeuvre d’un jeune écrivain de vingt-quatre ans, écrite dans l’enthousiasme … et l’urgence. (…) »

Première édition en 1969.
Édition ci-contre : Pocket.
Édité en 1995.
Genre : polar
Thème abordé : médecine, avortement, société des années 60

Résumé : Boston, années 60. Karen Randall, fille à la réputation sulfureuse d’un éminent médecin de la communauté de Boston, est admise aux urgences après avoir subi ce qui semble être un avortement qui a mal tourné. Pour sa mort, un médecin, Art Lee, connu pour faire des avortements illégaux, est arrêté. Un ami d’Art Lee, John Berry, médecin pathologiste de son état, est convaincu de son innocence. Et il entend bien le prouver …

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L’auteur (1942-2008) : Michael Crichton est né à Chicago. Mais c’est à Boston qu’il poursuit des études de médecine, dont il sort diplômé en 1969 ; il a déjà, à ce moment là, publié plusieurs livres, écrit d’une traite pendant les quelques vacances dont il disposait, pour payer ses études. Extrême Urgence fait partie de ces romans écrit à la va-vite, roman d’espionnage ou roman médical le plus souvent. Pourtant, il marque le premier pas de sa carrière littéraire. Il recevra notamment à cette occasion le prix Edgar du meilleur roman policier. Il publie la même année La variété Andromède, dont le succès est immédiat et fulgurant. Il est aussi l’auteur du célèbre roman Jurassic Park(1990), mais aussi d’autres romans comme Prisonnier du Temps (2000) ou La proie (2003). Auteur de science-fiction, scénariste et producteur, il a surtout été producteur d’une série que vous connaissez tous, une série où l’on a découvert le célibataire le … Ah non, il n’est plus célibataire. Bah l’ancien célibataire le plus sexy d’Hollywood : Georges Clooney. (Mesdames et Messieurs, sortez les mouchoirs …)
Pour ceux qui n’ont pas suivit, au fond, à côté de la fenêtre, oui, il s’agit bien d’Urgences

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Mon avis : Extrême Urgence n’est pas un bon roman. Ce n’est pas non plus un mauvais roman. Le scénario n’a rien de transcendant et il comporte plusieurs faiblesses majeures : les personnages manquent d’épaisseur, y compris d’ailleurs les personnages principaux, comme John Berry, narrateur ou Judith Berry et Betty Lee. Art Lee, qui est tout de même le but de cette enquête médico-policière, est à peine effleuré, il n’apparaît en tout que deux fois dans le roman et pour un temps très bref. En soi, l’intrigue, si elle manque d’épaisseur, n’est pas d’une platitude extrême : certains rebondissements sont surprenant, d’autres plus prévisibles. 

L’écriture est quand à elle très simple. Elle manque de cette émotion qui fait vibrer les lecteurs pour se concentrer sur des faits, des descriptions et des dialogues manquant cruellement de véritable découpage de personnalité. On est là en face d’un roman clinique, presque sociologique, tout du moins médical. 

Il ne faut toutefois pas oublier que ce roman a été écrit en à peine quelques semaines, pour payer les factures avant tout et ne pouvait bénéficier, du fait du laps de temps restreint, d’aucune corrections ni retouches. Du moins en théorie car l’auteur, dans la préface, explique que l’écriture de ce scénario a débuté en 1967 et face à la demande de l’éditeur, de quelques retouches et corrections appliqué durant l’été, le roman n’a été publié qu’en 1969. Et il était destiné avant tout au marché prolifique et multiples du livre de poche. C’est un roman qui se laisse lire, au bord de la plage ou en attendant la jolie voisine ou le joli voisin qui est venu boire vos fameux mojitos maisons. Parce que oui, l’apéro, c’est cool, les mojitos, c’est bon et que de toute façon, demain, c’est dimanche.

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