21 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

Meurtre à la carte – Kathy Reichs

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« Le secret de Kathy Reichs : elle transforme les os en or. » F. Caviglioni, Le Nouvel Observateur

Éditions Robert Laffont, collection Pocket.
Publié en 2006.
Traduit de l’anglais américain par Viviane Milkhalov.
Genre : thriller, policier
Thèmes abordés : anthropologie, science médico-légal, enquête, système judiciaire canadien, mort, enquête

Avertissement : cet article contient des éléments de l’intrigue. Si vous ne souhaitez pas être spoilé, vous pouvez vous rendre immédiatement chez votre libraire, oui, oui, la boutique coloré au coin de la rue, avec la jolie rouquine aux lunettes. Vous pouvez même engager la conversation ! Ou sinon, vous pouvez aussi l’acheter sur Amazon … Flemmard(e) !

Le résumé : À peine arrivée à Montréal pour témoigner à un procès, Tempe Brennan reprend du service … Dans la cave d’une pizzeria. Trois squelettes de jeunes femmes viennent d’être découverts. Sur les lieux, des boutons datant de près d’un siècle sont également retrouvés. Tempe perçoit, contrairement à la hiérarchie, que les faits ne collent pas. Trop simples. Rien n’empêchera la célèbre anthropologue judiciaire de prouver que ces meurtres sont bien l’oeuvre d’un boucher de notre temps prêt à frapper de nouveau … 

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L’auteur : née en juillet 1948, Kathy Reichs est anthropologue judiciaire, reconnue par l’Association américaine d’anthropologie judiciaire, professeur, auteure, mère de famille, conférencière … Son premier roman, Déjà dead, a été publié en France en 1998. Depuis, elle ne cesse d’écrire. Sa fille Kerry a elle publié son premier roman en 2011. Elle est notamment l’auteur d’une série de romans mettant en scène Temperance Brennan. Oui, oui, l’héroïne de la série Bones. Série dont Kathy Reichs est productrice. (Voir ci-dessous)

Meurtre à la carte - Kathy Reichs

Emily Deschanel et David Boreanaz (Angel), les personnages principaux de la série qui entame sa onzième saison.

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Mon avis : L’écriture est simple, fluide, entraînante. Le lecteur se laisse prendre au jeu et finalement, suit assez bien l’enquête de Temperance.

Mais … L’intrigue connaît des longueurs. Outre les passages ultra-scientifiques, les déboires amoureux de Temperance Brennan sont à la fois plat et particulièrement mal exprimés. La sous-intrigue avec Anne est, je trouve, mal amenée. Non, rectification : elle est imposée, affichée sans réelle subtilité mais sans lourdeur excessive. En revanche, les personnages secondaires … Charbonneau est excessivement transparent, Claudel plutôt standard dans la catégorie « du connard », Ryan très lisse.
Je dirais que le manque de profondeur des personnages secondaires est l’un des grands points faible de ce roman. Le personnage principal en revanche est intéressant : le passé d’alcoolique, les doutes et les peurs … Une humanité touchante.

L’autre point faible est un détail qui peut à la fois passer inaperçu mais en même temps profondément agacer le lecteur. Nous partons du principe que le roman est à la première personne et qu’elle raconte, au jour le jour, la vie de Temperance Brennan. « Si j’avais su » ou « Ce n’était rien par-rapport au lundi suivant » suivi de la description de son week-end avec sa meilleure amie.
Pourquoi ? Pourquoi ?? POURQUOI ? C’est typiquement, en fait, le genre de détail que je trouve lourd dans une narration.
En effet, le personnage raconte son quotidien au fur et à mesure. Nous suivons donc avec ce personnage son quotidien. Alors pourquoi est-ce que le personnage anticipe le actions futures du roman ?
En fait, ce genre de remarque bouleverse totalement la ligne temporelle et le format de l’écriture. Lit-on vraiment au jour le jour, Temperance Brennan raconte-t-elle après coup ? Aucun indice n’étaye la seconde hypothèse … C’est, je trouve, une incohérence maladroite. 

En dehors de ces quelques points, j’ai peu de choses à dire sur ce roman. Il se laisse lire, d’une écriture simple et fluide, la curiosité emporte le lecteur vers la fin, malgré les longueurs du récit.

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