24 septembre 2017 ~ 1 Commentaire

Un scandale en Bohême – Arthur Conan Doyle

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Non pas qu’il éprouvât pour Irène Adler un sentiment qui ressemblât à l’amour. Tous les sentiments, et celui-ci en particulier, répugnaient à son esprit froid, lucide et admirablement équilibré. Étant à mon sens, la machine à raisonner et à observer la plus parfaite du monde, il se serait, en tombant amoureux, placé dans une fausse position.

Publication en 1949, éd. Librio.
Nombres de pages : 28 pages (concerne uniquement Un scandale en Bohême)
Genre : nouvelle, policier, énigme
Thèmes abordés : adultère, aventure, scandale sexuel, mariage, mœurs, classe sociale

Résumé : Curieux personnage que ce Sherlock ! Il n’hésite pas à s’entraîner en chambre de tir au revolver, reçoit des gens indésirables et se livre à des expériences scientifiques quelque peu malodorantes. Vraiment, quel locataire déplorable !
Reste que ce même homme fréquente aussi les altesses royales, notamment le roi de Bohême, ou encore la belle Irène Adler, aventurière de haut vol, qui demeurera à jamais son modèle féminin. Et ce joli monde lui donne du fil à retordre … Au point qu’on le retrouve presque mourant. Excès de travail ou génie de la rue ? À l’article de la mort, le grand Sherlock étonne encore …

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L’auteur : né en 1859 en Écosse, Arthur Conan Doyle obtint son doctorat de médecine en 1885. Il ouvrit à Londres son cabinet de médecine en 1882 et pour pallier la clientèle qui se fit désirer, Arthur entreprit de d’écrire, créant le personnage de Sherlock Holmes, nettement inspiré par son ancien professeur de médecine Joseph Bell. (Retrouvez ICI une vidéo très sympa d’e-penser sur le monsieur). L’ouvrage canonique, c’est-à-dire les ouvrages écrit par A. C. D sont au nombre de 56 nouvelles et 4 romans. Un travail d’écriture tout aussi intense que les engagements politiques de celui qui fut nommé Chevalier par le roi Edouard VII et décéda en 1930.

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Mon avis : Je suis une puriste. Sherlock Holmes, j’adore, je le vénère et c’est un de mes héros littéraire favori. J’ai lu chacun des 60 ouvrages qui compose le canon. 
Sherlock Holmes a un caractère particulier qui le rend agaçant et particulier. C’est un sociopathe, même si le terme n’apparaît jamais dans les ouvrages canoniques : mais il ne ressent pas d’empathie, est tout de froide logique bien qu’il manifeste une conscience aiguë des émotions de ses contemporains et des conséquences de ses émotions sur le comportement humain. Certes irréel, c’est pourtant l’exemple même du détective : intelligent, vif, observateur, déducteur, homme d’action capable de se déguiser à tel point qu’il est quasiment impossible de le reconnaître.
Le rôle du docteur Watson, observateur et biographe, n’est certes pas réellement défini et pourtant si intéressant : il est une partie plus humaine de Sherlock Holmes, qui le ramène sur Terre si l’on peut dire, avec douceur et compréhension. Ancien soldat et homme d’action, il est la part de raison et d’émotion. Le meilleur ami qui, on le voit, finit toujours par participer aux aventures.
L’intrigue est intéressante dans la confrontation : Irène Adler est LA femme. Holmes ne l’appellera plus autrement car elle est la seule à avoir réussi à berner le grand détective. Aussi intelligente, fine et efficace que lui, il est dommage qu’elle n’ait pas un plus grand rôle dans l’ouvrage canonique. Quand à son adaptation dans la série télévisée, je n’ose pas en parler, je vais devenir désagréable …
Bref, développer le personnage aurait apporté un piment malicieux que le machiavélisme de Moriarty est incapable d’apporter. 
Note : 16/20

Une réponse à “Un scandale en Bohême – Arthur Conan Doyle”

  1. Article très intéréssant ! Bravo! Merci!


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