08 août 2017 ~ 0 Commentaire

Sous le ciel de Novgorod – Regine Desforges

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- Eh bien, puisqu’il le faut, allez me chercher la chercher au diable ! s’exclama le roi Henri, pâle de colère.

L’évêque de Châlons, Roger, se signa précipitamment tandis que l’évêque de Meaux, Gautier, haussa les épaules.
Les deux hommes se sentaient las de combattre.

Publication en 1988.
Éd. Fayard, coll. Le Livre de Poche.
Genre : roman historique 
Thèmes abordés : histoire, politique, religion, amour, sexe, amitié, guerre, époque médiévale


Résumé
: Il était une fois une princesse russe nommée Anne ; elle épousa un roi de France, Henri. C’était il y a fort longtemps : en 1051 …

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Regine DesforgesL’auteure : née en 1935, Régine Desforges fur tour à tour scénariste, relieuse, écrivaine, libraire … Connu pour son ton très libre, voir libertin, elle écrit des romans où la femme occupe souvent une place forte, où la liberté d’assumer ses choix et sa sexualité occupe une place primordiale. Elle décède en 2014 et repose désormais au cimetière Montparnasse.

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Mon avis : J’ai mit un peu de temps à lire ce roman. Non qu’il ne soit pas passionnant ; mais tout simplement parce qu’entre Sous le ciel de Novgorod et Incarnatis (que j’ai presque fini, promis !), j’avoue ne plus trop savoir combien de livre je dois emporter dans mon sac. ;)
Passionnée d’histoire, les romans historiques mêlent tout ce que j’aime : un peu de fiction en imaginant les dialogues des personnages et les petits détails et pourtant une certaine exactitude, rigueur presque scientifique de la vie à l’époque abordée. J’ai notamment une passion pour l’époque de Louis XIV.
Mais ça n’est pas ce qui nous occupe.
Si l’époque médiévale est une période riche d’événements, de guerre et de trahison, l’accent est pourtant mit sur l’histoire d’Anne de Kiev, mère du roi Philippe 1er et sur les interactions qui l’entourent : son ami Olivier d’Arles, Gosselin de Chauny, Mathilde de Flandre, femme de Guillaume le Conquérant.
Or, le roman est finalement assez court. Si je trouve intéressant qu’il s’intéresse aux relations entre chacun, je le trouve par trop romanesque. Ironique … 
Les guerres et les passages proprement historiques sont survolés, narré de façon plus que lointaine quand Regine Desforges pourrait imaginer comme chacun a vécu les événements plus que passionnant de la conquête de l’Angleterre ! De grands changements dont, finalement, il n’est pas question différemment que dans un cours d’histoire.
Quand aux personnages … Anne de Kiev est décrite comme une princesse farouche, intelligente, pieuse mais avec un fort caractère … Du moins en théorie car dans le roman, Anne s’évanouit au moins vingt fois, ne supportant pas une émotion. Une princesse fière de ses origines, prompt au cheval et à la chasse … Presque caricatural.
Sans parler d’Henri 1er, dont le seul trait de caractère sur lequel s’attarde l’auteure est finalement l’homosexualité. Théorie dont je n’ai trouvé aucune trace.
Je ne parle même pas de l’ami d’enfance d’Anne qui est prêt à endurer pire que la mort par amour pour elle …
Les personnages n’ont que peu de substance, emprisonné finalement dans la religion omniprésente dans ce roman, par ailleurs trop court pour rendre réellement justice à une période historique comparable au printemps arabe selon moi. Guillaume le Conquérant est une figure majeur dans l’histoire de France et d’Angleterre, les alliances et les trahisons de l’époque sont à peine abordé au profit de personnages plus que fictionnel. 
Un roman qui aurait pu, selon moi, être bien meilleur avec une plus grande rigueur historique.

Note : 9/20.

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