06 juin 2017 ~ 0 Commentaire

Un coupable trop parfait – Patricia McDonald

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« Elle voyait son visage, à présent, livide contre le gris poussiéreux du sol. De la blessure en forme de faucille qui lui balafrait la gorge, le sang avait coulé sur le ciment où il avait dessiné une flaque irrégulière, pareille à la carte d’un monde sombre, perdu. »

Publication en 2002. Éd. Albin Michel
Traduit de l’anglais américain par Françoise Cartano.
Genre : roman, polar, thriller noir
Thèmes abordés : deuil, enquête, amitié, amour maternelle, secret de famille

Résumé : La disparition brutale du mari de Keely n’était qu’un mauvais souvenir. L’enquête avait conclu au suicide. Elle avait refait sa vie. Mais un nouveau drame vient faire voler en éclat ce bonheur si fragile : Dylan, son fils de 14 ans, est soupçonné du meurtre de son beau-père. Malgré un faisceau de présomptions accablantes, Keely refuse de croire à la culpabilité de Dylan. Elle est prête à combattre de toutes ses forces. Quitte à revisiter un passé qu’elle croyait connaître et à découvrir des secrets qu’elle n’aurait jamais du percer.

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L’auteure : née en août 1949 dans le Connecticut, Patricia MacDonald (nom de plume) a suivi des études de journalisme à Boston, puis a collaboré à de nombreuses rédactions, de journaux médicaux aux magasines féminins. C’est en épousant Art Bourgeau, libraire spécialisé dans le roman noir, qu’elle commence à se lancer dans les romans policiers ; en 1981, avec Expiation (The Unforgiven), elle publie son premier roman. Le premier d’une longue série …

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Mon avis : Roman policier correct, malgré des longueurs dans l’intrigue.
La lecture se place du côté de Keely, jeune femme abattue et perdue qui recherche absolument des réponses. C’est une foule d’émotions qui se prennent en cette jeune femme, entre la perte de son actuel mari, la peur de voir son fils principal suspect, la mélancolie du deuil lié à son ancien mari Richard et le doute. Le doute face à son fils de quatorze ans qu’elle ne reconnaît plus, qui a tout du suspect idéal.
La difficile période de l’adolescence est abordée ici avec une grande finesse, se plaçant avec justesse dans le contexte judiciaire d’une enquête comme un facteur aggravant : renfermé, peu démonstratif, Dylan ne se confie que peu et surtout pas à sa mère. Du point de vue de l’enquête, ce tempérament dur peut sonner comme un aveu de culpabilité ; tandis que sa mère vit comme une souffrance la distance qui s’instaure. Une situation dans laquelle nombre de parents pourront sans nul doute se reconnaître.
Mais qui a tué Mark ? Impossible de le savoir avant la fin tant le suspens demeure. Le livre comme les coupables gardent leur secret ; mais un secret de famille vous ronge et la vérité finit toujours par être révélée …

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