01 mai 2017 ~ 0 Commentaire

Zazie dans le métro – Raymond Queneau

zazie_dans_le_metro

« Tu causes, tu causes, c’est tout ce que tu sais faire ! » Le perroquet Laverdure.

Publication originale en 1959.
Publié aux Éditions Gallimard, collection Folio.
Genre : roman d’initiation, absurde
Thèmes abordés : aventure, absurde, initiation
Ci-contre, une image du film de Louis Malle, 1960.

Résumé : Zazie est une enfant d’environ neuf ans qui vient passer un week-end avec son oncle à Paris tandis que sa mère, Jeanne Lalochère, va passer trois jours avec son amoureux du moment. De péripéties en péripéties tenant plus du burlesque que du réalisme, Zazie dans le métro se distingue par une écriture particulière, un style propre à Queneau.

•••••••••••••••••••••••••••

L’auteur : né en 1903, il a étudié à la Sorbonne et fréquenté un temps les surréalistes avant de rompre avec ce style et le chef de file André Breton en 1929. Au fil de ses expériences : service militaire, journalisme et autres petits boulots, Raymond Queneau se passionne pour la langue et les mathématiques. Craignant un éloignement de la langue littéraire et de la langue parlé, il commence à travailler sur le néo-français, langue littéraire très proche de la langue parlée, avec ses abréviations et son écriture parfois phonétique. (Les premiers mots du roman Zazie dans le métro sont un bon exemple de ce dernier point : « Doukipudonktan« , devenu un gimmick de la scène littéraire). C’est avec François Le Lionnais qu’il met au point l’Oulipo en 1960 : OUvroir de LIttérature POtentielle. Oulipo, qui joue avec la langue, mélange les chiffres et les lettres … 
Aujourd’hui, l’Oulipo existe toujours, composé aujourd’hui d’une vingtaine de membres. Leur site est disponible ici.
C’est un très bref résumé de la vie riche de Raymond Queneau. J’ai négligé de nombreux aspects de sa biographie, certains très importants. Une version plus complète (et chronologique) est disponible ici.

•••••••••••••••••••••••••••

Mon avis : Alors … Zazie dans le métro … Surprenant. Intriguant. Original. Spécial. Difficile à appréhender. Novateur. Étrange.
Les qualificatifs ne manquent pas. J’ai découvert ce livre et le travail de Raymond Queneau sur la langue lorsque je passais mon bac en 2013. Oui, je suis vieille. Au début, je me suis arrêté à l’aspect phonétique et la simplification apparente de la langue, comme la plupart de mes camarades. Queneau use en effet à loisir des abréviations, des mots valises, de l’écriture phonétique et autres faits de langues propre à son travail. Et plus je lisais ce roman, plus je me rendais compte qu’il s’agissait d’un vrai travail de fond. L’objectif de Queneau était de renouveler la langue en rapprochant le langue oral du langage écrit ; en cela, il a à la fois réussi et échoué. En voulant se rapprocher de la langue orale, il s’est tellement éloigné du langage littéraire qu’aujourd’hui, le travail de Raymond Queneau rebute. Nombreux sont ceux qui affirment que ce n’est pas de la littérature car trop … oral. Abréviations, langue approximative et intrigue burlesque, le roman est loin de laisser indifférent et se joue de ses contemporains. Innovateur, peut-être un peu trop, le néo-français mérite-t-il une dernière chance ? Et vous, que pensez-vous du roman ?

Littérairement votre. Chlo Plume.

Laisser un commentaire