10 décembre 2016 ~ 0 Commentaire

Juliette Benzoni (1920 – † 2016)

Juliette Benzoni, c’est 50 ans de carrières, 86 ouvrages, romans ou essais, 300 millions d’exemplaires vendus. Juliette Benzoni, c’est elle.

 

Juliette Benzoni : hommage.

 

Auteure française (oui, je dis auteure, avec un e car autrice c’est affreux), auteure française donc, née en 1920. Alors qu’elle entame ses études, la Seconde Guerre Mondiale l’interrompt. Elle rencontre à cette période Maurice Gallois, son premier mari. Ils s’installent à Dijon ; peu de temps après la Libération, une angine de poitrine emporte Maurice Gallois. 
En 1950, c’est le départ : direction le Maroc où elle avait obtenu un travail. Elle y rencontre son deuxième mari, le capitaine Benzoni. Mobilisé pour l’Indochine, il part, elle rentre en France et travaille comme journaliste. C’est au début des années 60 qu’elle commence à écrire, notamment la série des Catherine. Au fil des ans, elle écrit, créant en 1994 la série des Aldo Morosini et le dernier tome est sortit chez Plon Edition, il y a peu. Pour en savoir plus, c’est ici.

Juliette Benzoni, c’est un grand nom de la littérature, une référence des romans historiques, poussée par la passion de l’histoire et de l’écriture. Et si en France elle s’avère être un grand nom parmi les amateurs du genre, le journaliste Mohamed Aissaoui écrivait : « Juliette Benzoni n’a pas la notoriété qu’elle mérite. Si elle avait été anglo-saxonne, sûr qu’on l’aurait vite baptisée “La reine du roman historique”. Mais voilà, elle est française et les médias l’ignorent. » (Source : ActuaLitté). 

Il est vrai que l’hégémonie culturelle des Etats-Unis, tant en matière de films que de littérature (sauf Stephen King. Lui, c’est cool) interdit parfois l’entrée aux auteurs d’autres nationalités dans la cour des grands. Combien d’auteurs américains connaît-on ? Beaucoup. Hemingway, Dan Brown, Michael Connelly, Harlan Coben … Je pourrais vous citer plusieurs dizaines de noms ainsi mais pas autant en ce qui concerne les auteurs français. En vie. Donc Baudelaire et Victor Hugo, ça ne compte pas. Et je parie que le seul auteur scandinave que tous le monde connaît, c’est Stieg Larsson avec sa trilogie Millénium : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette, La reine dans le palais des courants d’air. Et si l’on parle des auteurs asiatiques, vous me parlerez manga … Tout cela pour dire que les auteurs français sont souvent éclipsés dans les médias traditionnel et c’est souvent dommage car on passe à côté d’une oeuvre littéraire qui mérite qu’on s’y attarde. C’est le cas, pour Juliette Benzoni.

J’ai découvert l’auteure avec sa saga Le Boiteux de Varsovie, mettant en scène Aldo Morosini, prince vénitien, antiquaire, spécialiste des bijoux anciens. L’Étoile Bleue et Le Rubis de Jeanne la Folle sont certainement mes favoris, parmi une saga chère à mon âme littéraire. Le dernier roman est Le Vol du Sancy, (le lien est plus haut dans l’article) dernière aventure donc de notre prince vénitien dans l’entre-deux guerres …

Mes sincères condoléances vont à la famille et aux proches de cette femme que je n’ai pas connu, de cette auteure que j’ai admiré, de celles qu’ils ont aimé.

Je terminerai sur cette citation …

Qui veut être heureux se hâte
Car nul n’est sûr du lendemain.

La Florentine, Fiora et le Téméraire, 1988, Juliette Benzoni.
(Source : Dicocitations

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